Menu Content/Inhalt
Ion Creanga Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Marioara   
18-03-2009
Instituto  Magistrale  Radice - Catania

Ecole Centrale de Bucarest  

Nome :Clinceanu  Andreea

Florea  Nicoleta

Radoslav Adrian

Ion Creanga 

Mars 2009

Ion Creangă a été l'un des classiques de la littérature roumaine. D'abord diacre, il devint instituteur d'école, et éditeur de manuels scolaires. Membre du cénacle littéraire Junimea (« La Jeunesse »), il publia le livre autobiographique Amintiri din copilărie (« Souvenirs de mon enfance »), qui le rendit célèbre.
 

 

 

 
 
Biographie

Sa biographie est tout à fait spéciale. Ion Creangă est un villageois, non pas un bourgeois. Tout comme Ioan Slavici, Creangă vient du milieu rural, mais par rapport à celui-là, celui-ci est issu d'une famille tout à fait modeste. C'est un écrivain qui sent le terroir, qui décrit le monde rural avec sincérité et naïveté, à travers des récits parsemés d'expressions patoisantes. Sa vie nous est bien connu, puisqu'il l'a décrite dans ses notes autobiographiques et surtout dans ses Souvenirs de mon enfance.

                                                                                                          

D'après ce qu'il a laissé écrit, il serait né le 1er mars 1837, dans le village de Humuleşti, dans la commune de Plasa de Sus. Ses parents étaient: Ştefan «a lui Petrea Ciubotariul» («Stéphane [fils] de Pierre le Corroyeur») de Humuleşti et son épouse Smaranda, fiille de David «Creangă» («Branche») du village de Pipirig.

 
 
D'autres pensent que l'auteur est né le 10 juin. En effet, il n'y a aucun document qui atteste sa date de naissance.
on Creangă passe son enfance dans son village. À partir de 1847 il a suivi les cours de primaire donnés par le chantre Basile, dans un bâtiment aménagé dans ce but par les villageois.
D'autres pensent que l'auteur est né le 10 juin. En effet, il n'y a aucun document qui atteste sa date de naissance.

Ion Creangă passe son enfance dans son village. À partir de 1847 il a suivi les cours de primaire donnés par le chantre Basile, dans un bâtiment aménagé dans ce but par les villageois. Ce lui fut dur de quitter la vie rurale, comme il en témoigne :

                                                                                                          

«Maman et papa, mes frères, mes sœurs et les gars du village, mes copains d'enfance, je les adorais. C'est avec eux que je jouais en hiver, les jours de froid, en patinant sur la glace et en faisant de la luge, et encore en été, les beaux jours de fête, en chantant et en criant, je me baladais dans les forêts et sur les prairies pleines d'ombre, dans les champs de blé et de fleurs, et les belles collines où le crépuscule me souriait, en cet âge trop insouciant de la jeunesse! De même, j'adorais les soirées, les travaux communautaires, les réunions et toutes les fêtes du village, dont je prenais part avec toute mon âme.»

De 1855 à 1859 Ion Creangă est séminariste; ayant le diplôme d'attestation professionnelle, il rentre à la maison. Ensuite il épouse la fille d'un doyen et est ordonné diacre. Il officie à l'Église des 40 Martyrs à Iassy et dans d'autres paroisses.

Quoique assez âgé et marié depuis trois ans, il pense à quitter les ordres. Il suit les cours de l'école normale Vasile Lupu de Iassy, qui puisse lui permettre de trouver plus tard un moyen de subsistance. Il devient instituteur dans une école de Iassy, tout en demeurant diacre.
 
 

Vers 1871, il ose porter un chapeau à la place de la toque, ce qui ne plait pas au clergé. De surcroît, on retient comme chef d'accusation de fait d'avoir chassé des corneilles, pratique qui irait à l'encontre d'un canon d'un concile local qui demande que les clercs soient déposés en cas d'effusion de sang. Il est donc déposé du clergé, par le métropolite de la Moldavie, tandis que le ministre Tell le destitue du poste d'instituteur, sous prétexte que ce fût immoral que d'avoir quitté les ordres.

Ion Creangă s'est apprêté à faire du commerce, puis il donna des cours dans une école privée de Iassy. Lorsque Titu Maiorescu est arrivé au ministère de l'éducation, il l'a remis dans ses fonctions d'antan.

Introduit dans la société Junimea par Mihai Eminescu, son grand ami, Creanga est le conteur par excellence. Son oeuvre capitale "Amintiri din copilarie" (Souvenirs d'enfance) couronne sa vie. Ion Creanga meurt la même année que Mihai Eminescu (1889), dans la nuit du Nouvel An.

D'une certaine façon, il est un écrivain hermétique, il s'explique seulement par lui-même. La critique a dit finalement peu sur Ion Creanga, faisant souvent fausse route ou minimisant son apport.

Ses "histoires" sont universelles, l'auteur filtrant par sa propre subjectivité un mode caractéristique de raconter et une fantaisie populaires. Une prose naît, indépendamment de tout modèle extérieur. Son oeuvre est un trésor de spiritualité populaire roumaine, à un moment où elle risque de vivre sa fin, avec les prémices de la civilisation moderne.

Les contes de Crenga, créations cultes, présentent un monde paysan et respectent les patrons des contes populaires, avec la compétition entre le bien et le mal, et la compression de l'action. Le fantastique et traité de manière réaliste, ou plutôt, avec une attitude modérée, raisonnable. L'auteur dépeint une humanité équilibrée, d'où manquent la terreur et les mystères, pour être familière aux gens de la rue. La jovialité, la bonne humeur aident le fantastique à descendre sur terre. Les héros parcourent une trajectoire symbolique naturelle dans un temps cyclique, réversible.

                                                                                       

Avec la nostalgie de l'âge heureux du jeu, l'évocation faite est courte et concentrée. Chaque chapitre débute de manière mélancolique et finit ironiquement, dans le registre jovial qui est caractéristique de l'auteur. Le monde auquel il redonne vie est charmeur mais en même temps dur. Roman de l'enfant universel, l'oeuvre se caractérise par son registre héroïque et par la bonne humeur égale dont sont évoqués les événements plaisants, mais aussi ceux désagréables. On pourrait dire qu'il n'y a pas de souvenirs déplaisants, du moment où ils apparaissent transfigurés par la nostalgie de l'enfance comme utopie morale génératrice.

                                                                                      

Les "Souvenirs d'enfance" respirent une atmosphère paradisiaque, ayant sa source dans la nature lumineuse et inaltérable de l'homme simple.
Artiste génial de facture populaire, avec une intuition mélangée des styles, Ion Creanga est un grand classique de la littérature roumaine.

                                                                                     

Nicoleta Florea  et Panait Stefania




Soyez le premier à commenter cet article
Flux RSS des commentaires

Seuls les utilisateurs enregistrés peuvent laisser un commentaire.
SVP, connectez vous ou enregistrez vous.

Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.2

 
< Précédent   Suivant >
Toute l'équipe d'Horizons Francophones vous souhaite la bienvenue sur son site.
Parcourez les articles du site d'Horizons Francophones à travers les 4 rubriques mis à votre disposition.
Pour commenter les articles présents sur le site, vous devez d'abord vous inscrire.
Pour devenir rédacteur du site, vous pouvez poser votre candidature sur le forum sur le topic "devenez rédacteur du site" dans la section "Annonces/Réglements".
Pour toute recommandation, le forum d'Horizons Francophones est à votre disposition.